Pièces, lingotins, lingots : conditions, certificats, scellés

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Voici ce qui compte vraiment (et ce qui ne compte “que” pour la prime) quand vous revendez pièces, lingotins, lingots.

1) La règle de base : on vous paie l’or… et parfois la “prime”

  • Valeur métal = poids × pureté × cours (avec un spread de rachat).
  • Prime (surcote) = ce que le marché paie en plus pour : marque reconnue, produit très liquide, état parfait, packaging complet, rareté/numismatique.

Plus c’est “standard et vérifiable vite”, plus la prime se maintient.


2) Lingotins / lingots “scellés” (blister / carte d’essai)

Ce que c’est

  • Souvent des lingotins 1g → 100g (parfois 1 oz) vendus dans une carte scellée avec :
    • titre (999.9), poids
    • raffineur
    • parfois numéro de série
    • parfois la mention “assay / certificat” (c’est la carte elle-même)

Impact à la revente

  • Scellé intact + carte lisible : revente généralement plus simple, meilleure liquidité, spread souvent plus favorable.
  • Scellé ouvert / abîmé / carte illisible :
    • l’or reste de l’or, mais l’acheteur peut appliquer une décote (risque + coûts de contrôle),
    • ou exiger un test (XRF, densité, etc.), parfois facturé indirectement via un prix moins bon.

À retenir

  • Le “certificat” des lingotins, c’est souvent le packaging. Si vous le perdez, vous ne perdez pas l’or… vous perdez surtout de la prime et de la fluidité.

3) Gros lingots (250g, 500g, 1kg, 100 oz…)

Ce qu’on attend

  • Marque de raffineur, poids, titre, numéro de série gravé.
  • Parfois un certificat papier séparé.

Impact à la revente

  • Avec certificat + série concordante : processus plus rapide, moins de friction.
  • Sans certificat : souvent revendable quand même, mais l’acheteur peut :
    • demander une vérification plus poussée,
    • appliquer un spread un peu plus large (temps, risques, logistique).

Point important

  • Sur un gros lingot, ce qui “fait foi” au comptoir, c’est souvent le lingot lui-même (marquages + contrôles), pas uniquement le papier.

4) Pièces d’investissement (1 oz, 20 Francs, etc.)

Bullion moderne (Maple, Philharmonique, Krugerrand, etc.)

  • Le “certificat” est rarement un standard pour ces pièces.
  • Ce qui compte : authenticité + état + liquidité du type de pièce.
  • Capsule / tube d’origine : aide à garder l’état et rassure, mais ce n’est pas toujours obligatoire.

Pièces “semi-bullion” / historiques (ex : Vreneli, Napoléon, etc.)

  • La valeur dépend davantage de :
    • état (usure, rayures),
    • millésime,
    • demande locale,
    • parfois un petit aspect numismatique.
  • Là, polir ou “faire briller” peut être une mauvaise idée : ça peut abîmer la valeur perçue.

5) Proof / numismatique (boîte + papiers)

Si vous avez une pièce “proof” (qualité miroir) ou une édition spéciale :

  • boîte + certificat + accessoires peuvent représenter une part significative de la valeur.
  • Sans le set complet, vous retombez souvent vers une valeur plus proche du métal (ou d’une cote moins favorable).

6) Conditions d’état : ce qui fait perdre de l’argent (sans que ça se voie)

  • Traces de doigts sur pièces (acides, micro-marques)
  • Rayures / coups (capsule cassée, frottements)
  • Polissage (souvent destructeur pour la numismatique)
  • Scellé décollé/recollé (ça inquiète, même si c’est honnête)

7) Checklist simple avant de vendre

  1. Ne rien nettoyer / polir.
  2. Garder scellés, capsules, tubes, et tout papier associé.
  3. Si vous avez une facture, conservez-la (utile pour traçabilité).
  4. Pour gros lingots : noter numéro de série + photos nettes.
  5. Faire 2 cotations si vous suspectez une prime (pièce rare/proof, état exceptionnel, marque recherchée).

Lire https://gs-fils.ch/achat-or/vaud/lausanne/ pour en savoir plus !