Augmentation de crédit

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En Suisse, une augmentation de crédit (souvent appelée “rallonge”) se fait presque toujours de l’une de ces 3 façons :

  1. Top-up / rallonge sur votre crédit actuel (si le prêteur l’accepte)
  2. Refinancement / rachat : vous remplacez le crédit en cours par un nouveau, plus élevé, qui “absorbe” l’ancien + la somme supplémentaire
  3. Augmentation d’une limite (carte de crédit / découvert), avec des règles un peu différentes

Voici la méthode la plus efficace pour maximiser vos chances d’acceptation et obtenir de meilleures conditions.

1) Vérifiez si vous êtes dans le cadre LCC (règles “crédit conso”)

Pour les crédits à des particuliers soumis à la LCC, le prêteur doit vérifier votre solvabilité et, en pratique, que le crédit est supportable selon les règles de protection contre le surendettement (souvent résumé par la capacité à rembourser sur une base de 36 mois pour l’examen).

2) Préparez un dossier “augmentation” (pas un dossier “demande initiale”)

Une rallonge passe mieux quand vous montrez ce qui a changé depuis le crédit initial :

  • Revenus : dernières fiches de salaire, contrat (ou attestation employeur), éventuels bonus/13e (si régulier)
  • Charges : loyer, assurance maladie, pensions, leasing, autres crédits
  • Historique : paiements ponctuels (zéro retard), pas de poursuites, budget cohérent
  • But de la rallonge : simple, clair, chiffré (travaux, voiture, regroupement, imprévu, etc.)

👉 Votre objectif : prouver que la rallonge n’augmente pas le risque, ou que vous compensez (revenu en hausse, charges en baisse, autres dettes soldées).

3) Choisissez la bonne stratégie (celle qui fait baisser la “mensualité stress-test”)

Selon votre situation, le meilleur levier n’est pas “plus d’argent”, mais une mensualité acceptable.

  • Si votre mensualité actuelle est déjà “limite” → privilégiez souvent un rachat/refinancement avec une durée adaptée + la somme en plus.
  • Si vous avez plusieurs engagements (carte, leasing, petits crédits) → un regroupement peut rendre la rallonge plus simple à accepter.

4) Attention aux demandes multiples : IKO / ZEK

En Suisse, les prêteurs consultent et annoncent des informations liées aux crédits (notamment via IKO pour les crédits LCC, et la ZEK pour des informations de solvabilité liées au crédit/leasing/cartes). Trop de demandes rapprochées peut vous pénaliser.

👉 Faites plutôt 1 demande bien montée, puis une 2e si nécessaire — pas 6 demandes en parallèle.

5) Négociez avec un repère clair : le plafond légal de taux

Bonne nouvelle côté “timing” : dès le 1er janvier 2026, le taux d’intérêt maximal (TAEG) des crédits à la consommation baisse au plancher légal : 10% pour les crédits au comptant et 12% pour les crédits par découvert (ex. cartes).

👉 Concrètement : si votre ancien crédit est à un taux plus élevé, une restructuration / reconsolidation peut devenir plus intéressante, surtout si vous augmentez le montant.

6) Anticipez le délai légal : l’argent n’arrive pas “demain”

Pour un crédit soumis à la LCC, il existe un droit de révocation de 14 jours (et donc, en pratique, un versement après ce délai).

7) Le déroulé simple (ce que vous dites / envoyez)

  1. Montant demandé + objectif (1 phrase)
  2. Ce qui a changé depuis le crédit initial (revenu/charges/stabilité)
  3. Votre budget : “mensualité cible” que vous pouvez supporter confortablement
  4. Pièces justificatives à jour
  5. Optionnel mais puissant : “Je suis ouvert à un refinancement si c’est plus avantageux qu’une simple rallonge.”

Si vous voulez le chemin le plus direct

Vous pouvez faire une demande accompagnée (et éviter les erreurs de dossier). Pour la Suisse, MultiCredit a une page dédiée à la rallonge de crédit :
Et leurs coordonnées (si vous souhaitez un avis sur la faisabilité avant dépôt) :
MultiCredit026 322 23 10079 936 31 75info@multicredit.ch (lu–ve 08:30–18:00)

Lire >> Rallonge de crédit ? Comment l’obtenir ? | MultiCredit